Brobeck Jean-Paul - Un miroir pour trois visages

Noël

Il tendait la main,
Et injuriait les passants.
Ne voyez-vous donc pas
Combien j’ai froid ?

Il tendait la main,
Là-bas, en plein vent;
Et ils passaient,
Les bras chargés de présents.

Car Noël avait envahi
Les vitrines qui brillent la nuit.
Un Noël de victuailles et de boissons,
Un Noël qui a perdu ses chansons.?

Que reste-t-il de mes Noël de naguère,
Quand, tout émerveillé, je découvrais l’arbre de lumière .
Quand des larmes de joie voilaient ma vue,
Et que même les adultes étaient émus .

Homme, tu as oublié
Que le bonheur, c’est au fond de toi, qu’il faut le chercher.
Tu tends la main et tu attends
Tu espères, comme les autres, acheter du bonheur avec ton argent.
Les photographies, reportages, textes et poemes sont la propriété intellectuelle de Jean-Paul Brobeck et ne peuvent être utilisés qu'avec l'autorisation écrite de l'auteur.