Brobeck Jean-Paul - Un miroir pour trois visages
Mesure de la lumière. (1)
Généralités- définitions

Avant de parler de la mesure de la lumière, il nous faut d’abord préciser quelques définitions. Nous laisserons aux spécialistes de la physique et de l’optique, le soin de s’interroger sur la nature de la lumière, ondes ou particules ? Et pourquoi pas les deux à la fois ?

Nous nous contenterons d’une analogie très « grossière » dont le seul mérite est sa valeur pédagogique.

Photographier : c’est aller à la chasse aux papillons.

Seulement voilà, nos papillons à nous, ce sont les photons, ces grains d‘énergie lumineuse.

Partons à la chasse aux photons avec un appareil muni d’un film.

Les photons qui pénètrent dans l’appareil viennent modifier la constitution chimique des grains qui constituent notre film. C’est en réalité un ensemble de processus chimiques désigné par « le développement » qui permettent de visualiser les transformations et qui donnent lieu à la production d’un négatif. Il suffira ensuite de le transformer en positif par le tirage.
Idem pour les diapositives qui, elles aussi, doivent passer par un développement chimique avec un révélateur, une inversion et un fixateur.

Partons à la chasse aux photons avec un appareil numérique.

Les photons viennent modifier la charge électrique des éléments de notre capteur et ces modifications sont enregistrées sur nos cartes mémoires et rendues visibles par un traitement informatique approprié.

Toujours est-il que quel que soit le système (argentique ou numérique) nous sommes dans l’obligation de capturer des photons.

Élémentaire mon cher Watson !

D’où viennent les photons ?

Et bien les photons sont :
- soit émis par une source de lumière (lampe, bougie, soleil…)
- soit que l’objet n’est pas producteur de photons mais qu’il se contente de les réfléchir (miroir, ou n’importe quel objet)

Un objet qui ne produit pas de photons et qui n’en réfléchit pas est invisible. S’il fait obstacle à la lumière ou qu’il absorbe la lumière, il paraîtra noir.

Petite digression à propos des couleurs.

La lumière blanche, naturelle, est constituée par un ensemble de rayonnements de différentes longueurs d’ondes. Si on décompose la lumière blanche en ses différents constituants,( par l’intermédiaire d’un prisme), on obtient un bel arc-en-ciel.

Pourquoi la banane est-elle jaune ?

Une banane éclairée par une lumière blanche devrait en réalité renvoyer toutes les longueurs d’ondes. Or, il n’en est rien, car la banane absorbe une majorité des longueurs d’ondes et ne renvoie que le rayonnement dont la longueur d’onde correspond au jaune. C’est pourquoi elle « semble » jaune. Eclairez-là en lumière rouge, et elle semblera changer de couleur.

Application pratique :

Dans le Nord de la France, on cultive les endives, appelées localement chicons. C’est une production qui se faisait autrefois sous terre car dès que l’on éclaire une endive, elle devient verte à cause de la chlorophylle qu’elle contient. Or la culture sous terre n’est pas économiquement rentable. On produit donc les endives, hors sols, dans des hangars et pour éviter l’activation de la couleur verte, on éclaire ces hangars par une source de lumière qui exclut les longueurs d’ondes indésirables. Ainsi les chicons restent bien blancs avec quelques traces jaunes.

Et les pommes de terre ?

Il en est va de même pour les pommes de terre. Une pomme de terre de couleur verte n’est pas une pomme de terre qui n’est pas mûre mais une pomme de terre qui a été exposée à la lumière du soleil.





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